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1996–2000 — Forces, trames et métamorphoses

Cette nouvelle période s’inscrit dans l’après-harmonie.
La recherche ne porte plus sur l’équilibre comme état possible, mais sur les forces souterraines qui travaillent la matière lorsqu’un monde s’épuise et qu’un autre se prépare.

La peinture observe les passages, les seuils, les états transitoires.
Elle s’attache à ce qui persiste, se reconfigure ou se transforme dans l’intervalle : forces invisibles, trames fragiles, métamorphoses silencieuses.

Forces secrètes (1996–1998)

Cette série explore les dynamiques invisibles à l’œuvre dans les périodes de bascule.
Entre un monde qui se défait et un autre en devenir, la peinture fait apparaître des formes fragiles, souvent florales, comme des manifestations de la lumière elle-même.
Ces forces, discrètes mais agissantes, témoignent d’une vitalité persistante au cœur de la transformation.

Trame essentielle (1998)

La recherche se concentre sur l’idée de cohérence provisoire.
La matière est perçue comme une trame instable, éphémère, dont les formes ne sont jamais définitives.
La peinture met en évidence ces structures transitoires, révélant une organisation toujours susceptible de se modifier.

Métamorphoses du néant (1998)

Cette série interroge les relations entre présence et absence.
L’énergie de la lumière et celle des ombres deviennent les vecteurs d’une transformation continue.
Le néant n’est plus envisagé comme un vide, mais comme un espace de potentialité où les formes émergent, disparaissent et se recomposent.

Chimie de la matière (1999–2000)

La peinture s’attache aux processus internes de constitution des corps.
Interactions, réactions et transformations deviennent lisibles à travers la matière picturale.
Cette série prolonge la réflexion sur les métamorphoses en abordant la matière comme un champ d’interactions complexes, en constante évolution.